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Ninepin bowling classic

Portraits de féminines #1 : Margot Gribelin

13.03.2026
Une à deux fois par mois, la commission féminine de la FFBSQ vous propose de partir à la rencontre des femmes qui font vivre nos disciplines au quotidien, et qui s'engagent et s'investissent pour nos sports de quilles. On commence cette nouvelle rubrique avec Margot Gribelin (Bowling Classic).

Propos recueillis par Isabelle Le Scour, responsable de la commission féminines.

Portrait personnel :

Je m'appelle Margot Gribelin, j'ai 34 ans de mémoire, oui, c'est ça. Je suis obligée de calculer mon âge. J'ai deux enfants, un petit garçon de 9 ans, une petite fille de 5 ans. Je suis en couple avec leur papa. Je suis assistante commerciale dans une entreprise de grossiste de produits d'hygiène et d'entretien.

Bowling Classic, pourquoi ce sport ?

Je l'ai découvert parce que mes deux parents étaient déjà dedans depuis longtemps. J'habitais un tout petit village d'un peu moins de 200 habitants, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, et il n'y a qu'une chose dans le village, il y a deux pistes de quilles. J’ai eu ma première licence quand j'avais 15 ans, en 2006. Il fallait que j'aie mon brevet avec une mention pour avoir une licence. C'était un peu la condition de mes parents.

Donc, pourquoi ce sport ? Parce qu'après, ça aurait pu ne pas me plaire aussi comme sport. C'est un sport individuel, mais qui reste d'équipe ; parce qu'il faut qu'on ramène des quilles, des points à notre équipe. Donc, j'aime cet esprit-là. Et puis, j'ai trouvé simplement une famille, des amis, dans mon club mais aussi dans les autres départements. 

Sinon, avant, j'ai fait 10 ans de judo. Je suis allée jusqu’au Pôle Espoir du Judo, mais le sport de contact ne m'allait plus. Et le fait aussi que je n'ai plus de ligament croisé à droite, j'ai dû me faire opérer à cause du judo. Ça a décidé un petit peu mes choix.

« J'ai trouvé simplement une famille, des amis, dans mon club mais aussi dans les autres départements. »

Niveau sportif

Pour le moment, je suis joueuse internationale. Je fais partie régulièrement de l'équipe de France. Je suis joueuse régionale et départementale aussi.

Ta plus grande récompense dans ce sport ?

Ma plus grande récompense ? Je pense au niveau international, c’est mes deux médailles d'argent au championnat du monde, en tandem. Que j'ai fait une fois avec Aurélie, ma coéquipière et ma meilleure amie. Et une fois avec un garçon, en 2010, c'était avec Anthony Rabier, qui jouait à cette époque-là à Is sur Tille, en Côte d'Or. Et en 2012, avec Aurélie, en féminines. Si on enlève le côté sportif, ma plus belle récompense reste l’essor de mon club, les jeunes qui s’y intéressent et qui restent. Ils font vivre notre club et le sport de quilles.

Maintenant, on va parler de ton bénévolat. Tu es devenue bénévole depuis quand ?

Dans mon club, on est bénévole dès le début. Pour pouvoir vivre mon club, on doit faire des permanences. On doit tenir le bar tous les week-ends. On est en binôme ou par trois, ça dépend du nombre de personnes qu'il y a. Mais tous les licenciés font au moins quatre permanences dans l'année, à peu près, trois ou quatre. Plus les manifestations, donc il faut organiser, il faut être là pour la mise en place, le rangement, le jour J. Tenir la caisse, servir à manger, à boire, etc… D’ailleurs les personnes qui ne font pas les manifestations, ont du mal a s’intégrer à notre club et notre sport car c’est vraiment notre seule façon de continuer d’exister.

On a trois ou quatre manifestations dans l'année, donc on est un peu obligé d'être bénévole.  Après, j'ai pris très vite des responsabilités. J'ai été en 2014, je crois, secrétaire adjointe de mon club, parce que la secrétaire n'avait pas d'adjoint. C'était un peu difficile pour elle l'informatique. Et puis en 2018, je suis devenue secrétaire de mon club. Après, en ayant fait les expériences en équipe de France, j’ai voulu m'investir pour perpétuer notre sport, qu’il dure le plus longtemps possible. C'est là que je me suis présentée et j'ai été élue au comité national.

Et tu fais quoi comme fonction ? Tu es membre ou tu as une fonction bien spécifique ?

Je suis membre, je m'occupe de la communication et je fais partie du staff France pour les séniors dans l’optique de m’occuper des féminines.

Oui, du BIF !

C'est ça, le BIF, et aussi de mettre à jour les documents sur le site fédéral.

Et puis, du coup, maintenant j'ai la responsabilité de la section féminine au sein du comité national.

Tu vas nous en parler tout à l'heure alors ?

Oui, voilà. Du coup, je vais m'occuper de ça. Et puis, j'en ai profité pour incorporer aussi des ambassadeurs pour les jeunes.

Et qu'est-ce que t'amènes le bénévolat et comment tu arrives à le gérer au quotidien dans ta vie de famille ? Parce que je sais aussi que ton conjoint fait pas mal de choses. Parce que tu es jeune, tes enfants sont jeunes aussi. Comment tu arrives à gérer tout ça, même si tu es quelqu'un de speed ?

C'est vrai que mon conjoint est président de son club. C'est vrai que souvent on se croise du coup. Comment on le gère ? Je ne sais pas. J'ai l'impression que ça a toujours fait partie de moi, de nous, de notre organisation. On communique beaucoup, on a un calendrier sur le frigo où on note nos impératifs, donc avant de dire oui à une réunion ou quelque chose d’autre on vérifie ce calendrier. Donc, en fait, qu'est-ce que ça m'apporte ? La question est surtout « qu'est-ce que ça me prend » ? 

Quand on fait du bénévolat, on sait que c'est quelque chose qui est prenant.  Aussi bien dans la vie de famille, mais même au niveau, je dirais, de soi-même. Quand tu as fait du bénévolat, en fait, même si je pense que tu as toujours un peu baigné dedans, qu'est-ce que tu t’attendais du bénévolat et qu'est-ce que tu en ressors depuis le temps que tu fais du bénévolat ? Pour toi-même aussi.

Pour moi-même, du coup, ça me permet de pratiquer le sport que j'aime, dont je suis tombée amoureuse dès toute petite. Donc, ça m'apporte, je suis contente de faire perpétuer un loisir, quelque chose. Faire tomber des quilles, c'est assez ancestral, ça existe depuis des siècles.

Et du coup, de pouvoir perpétuer ce sport, c'est ma motivation. Je suis contente quand on évolue, que mon sport ne meurt pas déjà.

C'est ça qui me fait tenir le bénévolat. Et puis dans mon village, mon club le faire vivre et connaitre. C’est aussi une fierté mais surtout, c’est ce qui fait que même dans les moments ou j’ai un coup de démotivation, ça me donne quand même la force de continuer.

« J'ai l'impression que ça a toujours fait partie de moi, de nous, de notre organisation. Ça me permet de pratiquer le sport que j'aime, dont je suis tombée amoureuse dès toute petite. Donc, ça m'apporte, je suis contente de faire perpétuer un loisir, quelque chose. »

C’est donner de toi pour le sport que tu adores, de toute façon. C'est bien ce que tu viens de dire, c'est aussi pour essayer de perpétuer la continuité de ce sport, c'est aussi important. Et tes enfants, ils font ce sport, ils le feront, tu penses ? Ou ils font un autre sport actuellement, parce qu'ils sont jeunes encore ?

Aux quilles, au Bowling Classic, il n'y a pas de compétition avant 10 ans. De toute façon, même s'ils prennent une licence, ils ne peuvent faire que des entraînements et ce n'est pas très intéressant. Après, je sais que pour le développement du corps, pour ne pas avoir mal au dos trop tôt, il ne faut pas pratiquer intensivement très jeune.

J'ai un de mes amis qui serait content de t'entendre dire que ce n'est pas avant 10 ans.  Malheureusement, au bowling, on les prend trop jeunes parfois. Mon ami qui est animateur ne veut pas d'enfants en dessous de 10 ans.

Les tailles de boule sont dégressives ou peu importe. Jusqu'à 16 ans, ils n'ont pas la même taille de boule que les adultes.

Entre 14 et 16, ils ont des plus petites boules.

Entre 10 et 14, ils ont encore des plus petites boules.

Donc, ils accèdent vraiment au poids d'adultes qu'après 16 ans.

Actuellement, si j’ai bien compris, ton fils fait du hand.

Mon fils fait du hand, c'est ça.

Et ta fille ? 

Ma fille pratique la danse. Mon fils, Noé fait aussi de la gym, du sport co. Juline a pratiqué le rugby l'année dernière.

C'est bien aussi qu'ils essayent plusieurs sports.

Oui, et puis du sport co, on aime bien. La danse, parce qu'on ne pouvait pas passer à travers, je pense.

Tes enfants feront-ils du Bowling Classic ?

Je pense qu'ils en feront, oui. Je pense les deux, parce qu'on les trimballe partout déjà. Je ne sais pas encore dans quel club où ils en feront si c'est dans le mien ou dans celui de leur père. J'ai le temps aussi, je me dis. C'est pareil, une fois qu'on est devenus amoureux de ce sport, on vit que pour ça. Je voudrais qu'ils réussissent au moins leur collège correctement et après, on verra pour la gestion des choses.

Oui, tu as raison. Cela étant, je dirais qu'on peut arriver à lier le sport et les études. Comme tu dis, c'est aussi aux parents d'y faire attention.

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